EST CE SI INNOCENT QUE CELA ?
Mais qui est donc ce commando ?
Et pourquoi tant d’honneur maintenant ? Les célèbres anniversaires du débarquemment en ont si peu !
Alors pourquoi en parler maintenant alors que ce commando si célèbre aurait pu être depuis très longtemps glorifié !
Juste un petit rappel en arrière d’un des membres !
Il décide à l’âge de 17 ans de s’engager dans les Forces françaises libres et pour cela vend son cheval puis part à Londres (où il retrouve son frère René, arrivé quelques mois plus tôt) dans une petite embarcation de fortune avec laquelle il traverse la Manche. Il dissimule son âge et sa forte myopie lors des tests d’aptitudes pour être enrôlé dans les commandos Kieffer avec lesquels il participe au débarquement de Normandie le 6 juin 1944 et qui prennent d’assaut la plage et la ville de Ouistreham.
Il a consigné ses mémoires de guerre dans un livre J’ai débarqué le 6 juin 1944. Il a participé aussi à une interview dans le film documentaire Les Grandes batailles du passé de Daniel Costelle.
Il est vice-président des Papeteries Bolloré de 1952 à 1974.
Dans les années 1960, il est également PDG des éditions de la Table Ronde dont le directeur est Roland Laudenbach. Ces éditions publient un grand nombre d’ouvrages hostiles à la politique gaulliste en Algérie et favorables à l’OAS. Parmi les auteurs : Jacques Isorni, Jean-Louis Tixier-Vignancour, Jacques Laurent, Gabriel Bastien-Thiry, Pierre Sergent… Cela vaut à Gwenn-Aël Bolloré d’être condamné à plusieurs reprises pour offenses au chef de l’état. Il fait donc partie de ces Français ralliés à la France Libre ou à la Résistance en 1940 et qui ont été des opposants à de Gaulle lors de l’affaire algérienne tels Georges Bidault, Jacques Soustelle, le colonel Rémy, Pierre Sergent, Pierre Chateau-Jobert (alias “Conan”)…
Il est l’auteur d’ouvrage sur la pêche et la Bretagne. Il a publié également des essais et des poèmes.
Quel est ce personnage ?
eh oui !
Gwenn-Aël Bolloré (5 septembre 1925 - 12 juillet 2001, Ergué-Gabéric) est un homme d’affaires français. Il est le frère de Michel Bolloré, de René Bolloré ,de Jacqueline Cloteaux et l’oncle de Vincent Bolloré.
Il est l’un des combattants de la France libre qui débarquent en Normandie le 6 juin 1944 pendant l’opération Overlord.

HOMMAGES
« GWENN-AEL BOLLORÉ, ancien président des éditions de La Table ronde, est mort jeudi 12 juillet à l’hôpital de Cornouaille à Quimper, à l’âge de soixante-seize ans. Né le 4 septembre 1925 à Ergué-Gaberic (Finistère), ce grand résistant avait rejoint l’Angleterre à seize ans et avait été un des premiers Français à débarquer avec les Alliés, le 6 juin 1944 à Ouistreham. Compagnon de la Libération [1], chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre, médaillé de la Résistance, il était aussi un explorateur passionné des fonds marins et avait été le premier à remonter une coelacanthe, poisson des grands fonds que l’on croyait disparu. Après avoir dirigé la célèbre marque de papier OCB (Odet-Cascadec-Bolloré), il avait été, de 1953 à 1988, le président des éditions de La Table ronde avec son ami inséparable Roland Laudenbach mais aussi, le conservateur du Musée océanographique de l’Odet. Il avait également créé le Salon du livre maritime de Concarneau. Il avait vendu la maison que dirige aujourd’hui Denis Tillinac en 1990. Gwenn-Aël Bolloré est l’auteur de très nombreux livres consacrés à sa passion des mers et de l’océanologie, comme Moïra la naufrageuse, Destins tragiques du fond des mers, Le Dîner bleu (aux éditions de La Table ronde), Célébration de la bernique (Gallimard Jeunesse), mais aussi Commando de la France libre, Né gosse de riche (éd. Ouest-France) ou encore J’ai débarqué le 6 juin 1944 (le cherche midi éditeur). »
Kieffer recrute de solides gaillards. Solide, il vaut mieux l’être pour survivre à la terrible formation dispensée dans un lieu devenu mythique, les terres du château d’Achnacarry. Le chef du clan écossais Cameron, sir Donald Walter Cameron of Lochiel, a mis sa propriété perdue au cœur des Highlands à la disposition de la Special Service Brigade. Là, dans un cadre austère et sauvage, sur des milliers d’hectares de lande désertique, de montagnes et de lochs, les commandos alliés se forment. Les Français du groupe Kieffer sont les premiers étrangers à passer par cette nouvelle mecque de l’action spéciale. Mise en ambiance dès l’arrivée : débarqués du train à 17 heures le 28 avril 1942, après une journée de voyage et le ventre creux, les fusiliers marins français sont «invités» par le lieutenant-colonel C.E. Vaughan, patron d’Achnacarry, à rejoindre le camp à pied pour le dîner servi à 20 h 30. S’ensuit une terrible marche forcée de près de 30 kilomètres, où les hommes qui s’évanouissent doivent être portés par leurs camarades. L’honneur sera sauf. Les Français franchiront le porche à 20 h 15. Le temps de passer devant les tombes fictives de soldats morts à l’entraînement, avec un petit panneau expliquant comment ils sont morts et la conduite qui aurait pu leur éviter ce triste sort… Ceux qui iront au bout de cet entraînement éprouvant seront prêts à aller ferrailler en enfer. Et l’enfer, c’est le célèbre lord Lovat, patron de la 1re brigade de commandos, qui va leur en montrer le chemin. Les hommes de Kieffer ont été placés sous les ordres de ce général haut en couleur, immortalisé par le film Le Jour le plus long, dans ces scènes qui le montrent flanqué d’une estafette jouant de la cornemuse. Gwenn-Aël Bolloré l’oncle de Vincent faisait partie des 177. Il a raconté ces jours de fer et de feu.
En ces jours précédant le débarquement, sur les photos d’objectifs qu’on leur donne, malgré le secret maintenu, les «Normands» de Kieffer ont reconnu les lieux, le port d’Ouistreham, le point de débarquement à «La Brêche», le casino de Riva-Bella… «La nouvelle court et les Anglais s’affolent», a raconté Gwenn-Aël Bolloré. Du coup, ces diables de «Frenchies» sont parqués, avec interdiction formelle de franchir le périmètre de sécurité. Là, ils attendent le «Jour J» en repensant au tragique raid mené quelques mois plus tôt en Hollande sur la plage de Wassenaar par les commandos français au cours de laquelle 5 d’entre eux commandés par Charles Trepel ont été tués. Un des cinq commandos marine actuels porte le nom de Trepel. Les termes du combat ont été clairement posés, quand Hitler a édicté le 18 octobre 1942 une directive ordonnant d’abattre tous les commandos faits prisonniers. Les Français ont été désignés pour débarquer les premiers sur les côtes de France. Les 177 hommes ont été divisés en deux «troops» et une section de mitrailleuses «K Gun». Leur objectif premier : le secteur Sword à La Brêche, 500 mètres à l’ouest de Riva Bella, afin d’établir une tête de pont pour les forces britanniques. Ils toucheront terre à 7 h 55, après que les barges de débarquement anglaises les ont laissés passer en tête. «La terre et la mer semblaient soulevées par un grondement de tonnerre, a relaté Gwenn-Aël Bolloré, obus de mortier, sifflement de bombes, jappements agaçants de mitrailleuses, tout semblait se concentrer sur nous». Sur les 177 hommes, dix vont mourir ce jour-là et 27 au cours des semaines suivantes. Après le 6 juin, les commandos vont en effet poursuivre pendant plusieurs semaines leur mission sur le flanc gauche du dispositif britannique. En septembre, ils repartent souffler en Angleterre, avant d’être relancés à l’assaut en Hollande, sur Flessingue et l’île de Walcheren.
La geste des commandos marine va continuer à s’écrire dans les pages douloureuses des conflits de décolonisation, jusqu’au turbulent théâtre afghan de ce début de siècle. Jaubert, Trepel, De Penfentenyo, De Montfort, Hubert, les cinq commandos marine forts chacun de 80 à 100 hommes portent les noms de soldats tombés en Hollande, en Indochine… Ils forment aujourd’hui la composante «marine» du COS, le commandement des opérations spéciales. Certains commandos sont spécialisés dans l’assaut-mer, d’autres dans la reconnaissance ou la destruction. Le commando Hubert, et ses nageurs de combat, cultive le savoir-faire si particulier de l’action sous-marine. Pour s’adapter aux combats«de demain, les commandos ressentent aujourd’hui la nécessité de se doter de capacités nouvelles et très pointues, qu’il s’agisse des transmissions, de l’informatique, de la guerre électronique, des drones… D’où cette idée de création d’un 6e commando que l’Élysée devrait dévoiler ce 8 mai. Le commando Kieffer aura des effectifs plus ramassés (une trentaine d’hommes peut-être) mais tous très spécialisés.